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FAQ

Vos questions,
nos réponses directes

Retrouvez ici les réponses aux questions que nous posent le plus souvent les dirigeants. Par thème, en clair, sans jargon.

Droit fiscal
6 questions

Contactez immédiatement un avocat fiscaliste. L'avis de vérification déclenche des délais procéduraux stricts et constitue le point de départ d'un audit de procédure.

Le délai entre la réception de l'avis et la première intervention du vérificateur doit être suffisant pour vous permettre de préparer votre défense. S'il ne l'est pas, la procédure peut être contestée. Ne signez rien, ne commentez rien avant d'avoir consulté.

L'audit de procédure analyse l'ensemble des actes accomplis par l'Administration pour vérifier leur conformité aux règles de forme imposées par le Livre des Procédures Fiscales.

Une irrégularité formelle — délai non respecté, motivation insuffisante, non-communication d'un document obligatoire, vice dans l'avis de vérification — peut entraîner l'annulation totale du redressement, indépendamment de son bien-fondé au fond.

C'est souvent là que tout se joue : l'Administration commet des erreurs que la plupart des contribuables ne savent pas détecter.

Non, sauf dans le cadre d'une procédure de visite domiciliaire (perquisition fiscale) autorisée par le juge. Dans le cadre d'une vérification de comptabilité classique, le vérificateur ne peut emporter aucun document sans votre accord explicite.

Il peut consulter vos documents sur place, les photocopier avec votre accord ou demander des copies. Tout emport non consenti constitue une irrégularité substantielle.

Les risques sont multiples et sérieux : rappel d'impôts sur les avoirs non déclarés, pénalités pouvant atteindre 80% des droits rappelés, amende fixe par compte non déclaré, et potentiellement des poursuites pénales pour fraude fiscale.

Le délai de prescription est allongé à 10 ans pour les avoirs étrangers. Une régularisation spontanée, bien conduite, reste la solution la moins coûteuse — mais elle doit être négociée avec soin.

Le délai de reprise général est de 3 ans pour les impôts directs (IS, IR) et la TVA. Mais ce délai peut être étendu :

À 6 ans en cas d'agissements frauduleux. À 10 ans pour les avoirs détenus à l'étranger. À 10 ans également lorsque le contribuable a omis de déclarer des activités exercées à l'étranger.

Oui, et c'est souvent possible. La négociation peut intervenir à plusieurs stades : lors des échanges avec le vérificateur, lors de la saisine du supérieur hiérarchique, de l'Interlocuteur Départemental ou de la Commission Départementale des Impôts.

La qualité de la réponse à la proposition de rectification est déterminante. Une réponse bien argumentée peut réduire significativement le montant final, voire aboutir à un abandon partiel ou total des chefs de redressement.

Procédures collectives
5 questions

Plusieurs procédures existent selon votre situation. Avant la cessation des paiements : le mandat ad hoc (confidentiel) et la conciliation permettent de négocier avec les créanciers. La sauvegarde judiciaire gèle les dettes et organise un plan de remboursement.

Après la cessation des paiements : le redressement judiciaire peut aboutir à un plan de continuation ou de cession. La liquidation judiciaire est le dernier recours. Plus vous agissez tôt, plus les options sont larges.

La sauvegarde est une procédure préventive, ouverte avant la cessation des paiements. Elle fige le passif et organise un plan de remboursement sur 10 ans maximum. L'entreprise continue normalement.

Le redressement judiciaire s'ouvre après la cessation des paiements. Il peut aboutir à un plan de continuation (le dirigeant reste aux commandes) ou à un plan de cession (cession à un repreneur).

La liquidation judiciaire est prononcée lorsque le redressement est manifestement impossible. Elle entraîne la cessation d'activité et la vente des actifs.

La responsabilité personnelle du dirigeant peut être engagée par une action en responsabilité pour insuffisance d'actif, si sa faute de gestion a contribué à l'insuffisance d'actif de la société.

Le tribunal peut également prononcer une faillite personnelle ou une interdiction de gérer en cas de comportements fautifs graves. Ces risques doivent être anticipés dès l'ouverture de la procédure.

Oui. Le dirigeant doit déclarer la cessation des paiements dans les 45 jours suivant la date à laquelle l'entreprise n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Le non-respect de ce délai peut constituer une faute de gestion engageant la responsabilité personnelle du dirigeant. Il est donc essentiel de consulter dès les premiers signes de difficulté, sans attendre.

Non. Le mandataire judiciaire représente les créanciers et non le débiteur. L'administrateur judiciaire, lui, assiste ou remplace le dirigeant dans la gestion selon les modalités fixées par le tribunal.

Aucun de ces acteurs n'est votre avocat. Il est indispensable d'être représenté par un conseil dédié à vos intérêts, qui peut challenger les décisions prises dans la procédure et défendre votre position.

Pénal des affaires
4 questions

Depuis la loi de lutte contre la fraude de 2018, l'Administration fiscale est tenue de transmettre automatiquement au parquet les dossiers où des pénalités pour manquement délibéré ou manœuvres frauduleuses ont été appliquées, dès lors que le montant des droits rappelés dépasse un certain seuil.

Dès lors, la défense doit être menée simultanément sur le terrain fiscal et pénal. L'intervention d'un avocat spécialisé en pénal fiscal devient indispensable.

L'abus de biens sociaux (ABS) est le fait, pour un dirigeant, d'utiliser en mauvaise foi les biens, le crédit ou les pouvoirs de la société dans un intérêt contraire à celui de la société et à des fins personnelles.

La qualification suppose une utilisation contraire à l'intérêt social et une intention frauduleuse. La distinction avec une simple erreur de gestion est souvent au cœur de la défense. Le délit est prescriptible, mais le point de départ de la prescription peut varier selon les circonstances.

Ne vous présentez pas sans avocat. Si vous êtes convoqué en audition libre, vous avez le droit d'être assisté par un avocat dès le début de l'audition. Si vous êtes placé en garde à vue, vous bénéficiez également de ce droit.

Contactez immédiatement un avocat pénaliste avant de répondre à quoi que ce soit. Les déclarations faites lors d'une première audition peuvent avoir des conséquences déterminantes sur la suite de la procédure.

Oui. Le règlement du redressement fiscal ne met pas fin aux poursuites pénales. Les deux procédures sont indépendantes. Le paiement peut cependant être pris en compte par le juge pénal dans l'appréciation des peines.

Depuis 2018, la transmission automatique au parquet s'applique même lorsque le contribuable a payé le redressement. Il est donc essentiel d'anticiper le risque pénal dès le stade fiscal.

Caution solidaire
4 questions

Oui, dans plusieurs hypothèses. Le cautionnement peut être contesté si l'engagement était disproportionné par rapport à vos revenus et patrimoine au moment de la signature, si les mentions légales obligatoires font défaut dans l'acte, ou si la banque a manqué à son devoir de mise en garde.

La disproportion est le terrain le plus fréquemment utilisé. Elle suppose que vos capacités financières ne permettaient manifestement pas de faire face à l'engagement pris. Si la disproportion est établie, la banque ne peut pas se prévaloir de la caution.

La disproportion manifeste est reconnue lorsque l'engagement de caution était, au moment de sa conclusion, hors de proportion avec les biens et revenus de la caution. Elle s'apprécie au moment de la signature, pas au moment où la banque actionne la caution.

Si la disproportion est reconnue, la caution n'est pas tenue envers le créancier professionnel, sauf si son patrimoine lui permet de faire face à son obligation au jour où elle est appelée.

Votre engagement de caution est strictement limité aux opérations mentionnées dans l'acte. Une caution consentie pour un crédit spécifique ne s'étend pas automatiquement à d'autres engagements ultérieurs de la société.

L'acte de cautionnement doit être interprété strictement. Toute extension d'objet ou de montant non expressément prévue peut être contestée.

La caution peut être déchargée si la banque a manqué à ses obligations, notamment en cas de soutien abusif (octroi de crédits à une entreprise en difficulté aggravant sa situation) ou de comportement fautif ayant aggravé le préjudice de la caution.

La décharge est également possible si la banque a laissé se détériorer la situation sans informer la caution, alors qu'elle était tenue d'une obligation d'information annuelle.

Honoraires & cabinet
3 questions

Conformément à la loi du 6 août 2015, une convention d'honoraires écrite est établie préalablement à toute mission. Aucune surprise.

Nous privilégions le forfait lorsque c'est possible, avec une partie fixe et, le cas échéant, un honoraire de résultat. Pour les dossiers plus complexes ou imprévisibles, nous fonctionnons au taux horaire. Dans tous les cas, la structure des honoraires est expliquée et acceptée avant toute intervention.

Non. Le premier échange est gratuit et sans engagement. Il nous permet d'évaluer ensemble votre situation, d'identifier les enjeux principaux et de vous indiquer si nous pouvons vous apporter une valeur réelle.

Si votre dossier relève d'un contrôle fiscal avec un redressement supérieur à 100 000 €, nous réalisons également un audit de procédure gratuit pour identifier d'éventuels vices formels.

La fiscalité, le pénal des affaires et les procédures collectives sont des matières techniques qui évoluent rapidement. Un cabinet spécialisé suit en temps réel l'évolution de la jurisprudence et des pratiques de l'Administration. Il connaît les arguments qui fonctionnent — et ceux qui ne fonctionnent pas.

La spécialisation, c'est aussi une posture : nous ne cherchons pas à satisfaire l'Administration — nous cherchons à défendre vos intérêts. Ce n'est pas la même chose.

Votre question n'est pas ici ?

Posez-la directement à l'un de nos avocats. Premier échange gratuit et sans engagement.